Evolution, adaptation et gouvernance des écosystèmes continentaux et côtiers 

Exposé BioGeCo - Brice Diffard

le 28 novembre 2014

Le vendredi 28 novembre à 11h, Brice Giffard fera un exposé intitulé : Mesure des services écologiques rendus par les habitats semi-naturels pour la viticulture : Régulation biologique de deux ravageurs de la vigne Empoasca vitis et Lobesia botrana dans 2 zones viticoles.
Brice Giffard est actuellement post-doctorant à Bordeaux Sciences Agro. Il travaille sur le projet européen QuESSA (Quantification of Ecosystem Services for a Sustainable Agriculture).

L'exposé aura lieu à l'INRA-Pierroton, bâtiment Airial. Un café/croissant est prévu à 10h30. Pour lire le résumé de sa présentation cliquez sur "lire la suite"

Le projet de recherche européen QuESSA (Quantification of Ecosystem Services for a Sustainable Agriculture) a pour objectif de mesurer les services écosystémiques fournis par les habitats semi-naturels (HSN) dans les paysages agricoles d'Europe. En effet, l’agriculture est une importante cause de la perte de biodiversité, du fait de l’emploi généralisé de produits phytosanitaires et de la simplification du paysage. Ce constat a fait émerger ces dernières années un intérêt fort pour la biodiversité et les services écosystémiques qu’elle est susceptible de fournir. La diminution de l’utilisation des intrants et en particulier des insecticides est donc directement en lien avec la régulation des ravageurs et la prédation des graines d’adventices dans une optique d’agriculture plus durable.
L’objectif de ce projet et des mesures effectuées en parcelles viticoles en Gironde et dans l’Hérault est de comparer les abondances de ravageurs et les niveaux de prédation dans des parcelles viticoles en manipulant à l’échelle locale la présence d’habitats semi-naturels adjacents mais aussi à l’échelle du paysage le long d’un gradient de recouvrement en habitats semi-naturels autour des parcelles.
Les résultats issus d’une première année de mesure in situ dans 36 parcelles viticoles montrent une réponse contrastée des abondances des 2 ravageurs à la présence d’habitats semi-naturels, possiblement fonction de leur degré de spécialisation avec la plante hôte d’intérêt qu’est la vigne. Les niveaux de prédation sur les systèmes sentinelles installés sont plus élevés dans les secteurs où la proportion d’habitats semi-naturels est forte à l’échelle du paysage.
Ces résultats permettent de reconnaître l’intérêt d’une gestion locale et paysagère en faveur du maintien et éventuellement de la réimplantation de nouveaux habitats semi-naturels dans la diminution progressive de l’utilisation d’intrants chimiques en viticulture, même si les liens directs entre biodiversité, niveau de service de régulation biologique et abondance des ravageurs semble rester difficile à élucider.


Dernière mise à jour vendredi 14 novembre 2014


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