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Offre de thèse : Étude des effets (in vitro et in vivo) du tritium sur le poisson zèbre - IRSN

Sujet : Étude des effets (in vitro et in vivo) du tritium sur le poisson zèbre
Lieu de travail : St-Paul-lez-Durance (13) - France
Laboratoire IRSN impliqué : Laboratoire d'écotoxicologie des radionucléides (Leco)
Date de début de thèse : octobre 2015
Profil du candidat : Le(a) candidat(e) sera titulaire d’un Master 2, avec des compétences en biochimie et biologie moléculaire. De l’expérience avec le modèles poisson serait un plus.
Le (la) candidat(e) devra être âgé(e) de moins de 26 ans sauf exception dûment motivée. Pour en savoir plus et télécharger la fiche de poste, cliquez sur "lire la suite".

Publié le vendredi 20 février 2015

Description du sujet de thèse
Dans le contexte général d’une expansion de l’utilisation civile de l’énergie nucléaire, du vieillissement du parc des centrales nucléaires et de la mise en oeuvre de la fusion thermonucléaire contrôlée, l’impact du tritium sur les écosystèmes a fait l’objet d’un regain d’intérêt lors de ces dernières années. Celui-ci s’est traduit par la publication d’ouvrages ou de rapports de synthèse au plan national (ASN, 2009) et international (HPA, 2007). Ces rapports soulignent l’importance de compléter les lacunes de connaissance sur les effets biologiques du tritium, en particulier sur les stades précoces (embryon et foetus).
Le travail proposé dans ce projet de thèse s’intègre dans ce cadre général. L’objectif du projet est d’améliorer la connaissance des mécanismes d’action du tritium comparativement à des rayonnements gamma dans un contexte de contamination environnementale chronique à faible dose. Le projet se focalisera sur les effets sur les poissons, sentinelles pertinentes pour détecter les risques environnementaux. Le poisson zèbre, Danio rerio, vertébré inférieur au génome entièrement séquencé et organisme modèle dans les tests d’écotoxicité, est proposé pour l’étude. Les expériences seront axées sur le stade embryo-larvaire, caractérisé comme étant le stade de vie le plus sensible.
La génotoxicité du tritium, apporté sous la forme d’eau tritiée (HTO), a été démontrée à partir de 0,3 mGy/j chez des bivalves marins (Jha et al., 2005) mais aucune connaissance de ce type n’a été publiée à ce jour chez des vertébrés (Adam-Guillermin et al., 2012). En revanche, des effets autres que génotoxiques ont été observés chez des organismes exposés au tritium. Ainsi, des atteintes de la réponse immunitaire et des mécanismes anti-inflammatoires (Strand et al., 1982) ainsi que des effets hormonaux (Erickson, 1971) ont été observés. Des travaux sur la thymidine tritiée indiquent également que des effets neurotoxiques sont probables, ainsi que des effets sur le développement embryonnaire (Adam-Guillermin, 2012). Des effets sur les mécanismes épigénétiques ainsi que sur la carbonylation des protéines peuvent être également suspectés dans l’interaction avec les radionucléides.
Les études expérimentales seront déclinées en deux phases, une phase d’exposition in vivo (étude du développement embryo-larvaire) et une phase in vitro (cellules ZF4). Lors de ces deux phases, une palette de biomarqueurs sera testée (marqueurs épigénétiques (méthylation de l’ADN), de carbonylation des protéines, paramètres d’immunotoxicité, de génotoxicité et de neurotoxicité). En parallèle, ces réponses moléculaires seront complétées par des réponses macroscopiques en termes de développement embryo-larvaire et d’histologie.


Envoyez CV et lettre de motivation à :
Béatrice Gagnaire, beatrice.gagnaire@irsn.fr
IRSN/PRP-ENV/SERIS/LECO
Centre de Cadarache
13115 St Paul-lez-Durance
Tél. : 04 42 19 94 93



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