Université de Bordeaux
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Soutenance de thèse de Justine Cruz (UMR EPOC) "Étude de la contamination par les pesticides des milieux eau, air et sols. Développement de nouveaux outils et application à l'estuaire de la Gironde"

26/10 : 14h

Justine Cruz (UMR EPOC), soutiendra sa thèse intitulée "Étude de la contamination par les pesticides des milieux eau, air et sols. Développement de nouveaux outils et application à l'estuaire de la Gironde" le lundi 26 octobre 2015 à 14h à Talence, dans la salle de conférence de l'ISM (bâtiment A12, 3ème étage côté est).

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Publié le mardi 13 octobre 2015

Résumé : 

Largement utilisés par l’agriculture intensive, les pesticides sont aujourd’hui présents dans les différents compartiments environnementaux et ce à un niveau mondial. Les recherches de ces travaux de thèse se sont plus particulièrement portées sur deux grandes thématiques, l’une liée à l’écodynamique des pesticides en Garonne estuarienne par la caractérisation des sources, la présence et le devenir des molécules, et l’autre sur leur transfert dans les compartiments eau, air et sols d’un château viticole. Des méthodes d’analyse simples et rapides à mettre en œuvre ont été optimisées, tout en étant sensibles afin d’être compatibles avec l’étude des milieux faiblement contaminés. Les pesticides les plus fortement quantifiés dans les stations d’épuration bordelaises sont le diuron, l’imidaclopride et le fipronil (? 50 - 100 ng/L). N’étant pas éliminés par les différents traitements, ils sont présents dans les rejets (apports de l’ordre du g/j) qui peuvent alors être un point d'entrée pour le milieu. Si les pesticides majoritairement présents dans la Garonne sont le S-métolachlore et ses métabolites (? 10 - 800 ng/L), qui présentent des pics printaniers en lien avec l’application de la molécule, les pesticides caractéristiques de station d'épuration sont également quantifiés. Les concentrations sont plus faibles (0,5 - 20 ng/L) et moins variables mais ne peuvent cependant pas être négligées, certaines molécules étant fortement toxiques même à faible concentration, comme le fipronil dont la concentration sans effet prévisible (PNEC) est de 0,77 ng/L. Les sols du château viticoles sont caractérisés par des pics printaniers (50-1000 ng/g) en pesticides en lien avec les applications, comme le boscalid ou l’azoxystrobine. Des molécules non utilisées depuis plusieurs années, comme le diuron, ont également été mis en évidence à plus faibles niveaux de concentrations (ng/g) et moins variables ce qui témoigne de la persistance de certaines molécules. Le compartiment atmosphérique est également caractérisé par des pics saisonniers en lien avec l’application et la volatilité des molécules, comme le folpel ou le chlorpyrifos-methyl. Des pesticides non utilisés par le château mais potentiellement appliqués par des exploitations voisines comme le S-métolachlore ont également été détectés, ce qui démontre bien du transport des molécules. Des pesticides interdits (diuron), non utilisés (S-métolachlore) et utilisés (boscalid) par le château ont été mis en évidence dans la nappe phréatique. 

Mots-clés : pesticides, stations d’épuration, estuaire de la Gironde, château viticole



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