Evolution, adaptation et gouvernance des écosystèmes continentaux et côtiers 

Marion Walbott, doctorante COTE au sein de l’unité Biogeco

Marion Walbott, doctorante COTE au sein de l’unité Biogeco

Marion est en première année de thèse dans l'équipe Diversité et Fonctionnement des Communautés au sein de l'UMR Biogeco.

Marion Walbott a réalisé tout son cursus sur le campus de Talence à l’université de Bordeaux, de la licence jusqu’à son Master 2 « Fonctionnement des écosystèmes terrestres ».

Au départ elle se dirigeait plutôt vers un master de type professionnel, mais c'est suite à son stage de Master 1 et aux conseils de ses maîtres de stage qu'elle a finalement choisi de suivre un parcours recherche. C’est son stage de M2, qui lui a permis de trouver sa thèse et de continuer sur un sujet similaire.

Sa thèse s’inscrit dans le cadre du projet de recherche CLIMBEECH sélectionné en 2014 lors de l’appel à projets « recherche » du LabEx COTE.

Le projet de recherche CLIMBEECH vise à la compréhension des refuges climatiques. Notamment sur la distribution et régénération des hêtraies relictuelles du bassin aquitain. Ce sont des hêtraies « qui arrivent à persister localement dans des zones à conditions stationnelles particulières, alors que les conditions régionales sont défavorables au maintien de cette espèce ». C’est ce que l’on va trouver dans les refuges climatiques, ici dans la région, la vallée du Ciron en est un exemple phare. Ce projet finance deux thèses, la première est celle d’Adib Ouayjan, qui traite de la partie génétique et démographie, et la deuxième celle de Marion. Ces deux thèses sont complémentaires, car elles exploitent les différentes facettes d’une même thématique. « Le projet, c’est aussi pour conserver la hêtraie » grâce à un programme en cours sur la conservation de la ripisylve de hêtre menée par le syndicat mixte d’aménagement du bassin versant du Ciron.

Marion a pour sujet : « l’effet des facteurs locaux sur la distribution et persistance des communautés à hêtre (Fagus sylvatica) en marge de répartition ». Elle est encadrée par deux directeurs de thèse, Emmanuel Corcket à l’UMR Biogeco, et Yves Brunet à l’UMR ISPA. Son travail comprend une approche interdisciplinaire entre l’écologie et la physique de l’environnement : d'une part  un volet floristique et interaction biotique, et d'autre part un volet climatique, comprenant une étude  microclimatique  de la vallée du Ciron. L'analyse de ce dernier volet n'est prévue que plus tard afin de permettre l'enregistrement d'un maximum de données microclimatiques. S’il y a une notion importante à retenir dans sa thèse c’est la notion d’échelle. Ainsi Marion va s’intéresser à une échelle allant de l’espèce à la communauté, en suivant un gradient spatial, allant d’une petite zone comme la vallée du Ciron, qu’elle va replacer dans un contexte national, autant sur le plan floristique que climatique, de façon à faire ressortir, ou non, une certaine originalité de la vallée de Ciron, et ainsi obtenir des réponses. Le microclimat peut-il expliquer la présence du hêtre en marge d’aire de répartition ?

En marge sud de son aire de distribution de plaine, les conditions chaudes et relativement sèches représentent des conditions défavorables pour le hêtre. Néanmoins, l'encaissement du Ciron dans les gorges calcaires et la présence d'une ripisylve dense et continue pourraient être à l'origine de conditions plus fraîches et plus humides responsables du maintien de cette espèce. Marion nous confie « qu’habituellement le hêtre ne se trouve pas dans ce genre de milieu, il n’aime ni les pentes, ni l'engorgement car ce sont des milieux très instables : c’est ce qui rend encore plus exceptionnel sa présence dans la vallée du Ciron, et son étude n’en est que plus intéressante. »

L’école d’été 2016 du LabEx COTE

L’école d’été, qui s’est déroulée sur une semaine à Cadillac en juin 2016, a permis à la doctorante de faire le « lien avec son projet de thèse, avec l’aspect changement climatique », car la thématique de cette année était écologie et changement global. Marion a vraiment apprécié voir « le sujet abordé sous tous les angles, avec notamment une place pour la sociologie. Le fait de réunir des étudiants du monde entier et d’horizons disciplinaires variés a permis de créer une sorte de zone de « partage des projets » permettant d’apporter un regard nouveau sur les sujets de thèses de chacun.

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