Evolution, adaptation et gouvernance des écosystèmes continentaux et côtiers 

Nathalie Coquillé, Doctorante co-encadrée par trois équipes du LabEx COTE

Nathalie Coquillé, Doctorante co-encadrée par trois équipes du LabEx COTE

Nathalie a débuté sa thèse en 2013 dans le cadre du projet de recherche IMPACT, sélectionné lors de l'appel à projet de recherche du LabEx COTE 2012.

Avant sa thèse à l’université de Bordeaux, Nathalie a réalisé toutes ses études à Brest : une licence sciences technologies santé, mention biologie des organismes et populations, puis un master de biologie marine, avec des options orientées écotoxicologie. Et enfin, un diplôme universitaire à insertion professionnelle qui lui a permis de faire un stage de six mois, dont deux en Norvège, où elle réalisait des tests d’écotoxicité sur différentes espèces biologiques.

Nathalie, dans le cadre de sa thèse, dépend du laboratoire Ecotoxicologie, unité BE(1) d’Ifremer Nantes, de l’équipe CARMA(2), unité de recherche EABX(3) d’Irstea Bordeaux, et de l’équipe LPTC(4) de l’UMR EPOC(5).

Elle étudie « l’influence de la matière organique dissoute (MOD) naturelle sur la toxicité d’herbicides vis-à-vis de microalgues le long d’un continuum eau douce – eau marine ». Dans le cadre du projet IMPACT, dans lequel s’intègre cette thèse, les prélèvements de MOD se font dans la Leyre et le bassin d’Arcachon. Le but du projet est d’exposer des microalgues dulçaquicoles (qui vivent en eau douce) et marines à des herbicides seuls et en mélange, en présence ou non de matière organique dissoute naturelle, afin de voir comment la MOD peut influencer la toxicité des herbicides, au regard de différents paramètres biologiques. Les observations sont réalisées à l’échelle de l’espèce, deux espèces de microalgues pour chaque milieu soit quatre espèces au total. Trois herbicides ont été sélectionnés : le diuron, l’irgarol et le S-métolachlore.

Nathalie et les partenaires du projet ont fait en sorte de choisir des herbicides retrouvés dans l’environnement d’intérêt (présent en eau douce et en eau de mer). Deux des trois herbicides choisis sont interdits par la loi française. « Mais ce n’est pas si simple ! » déclare la doctorante, « car le diuron est interdit en usage agricole, pourtant il sert encore pour les protections anti-mousses ». L’irgarol, encore retrouvé dans nos eaux mais interdit en France, est autorisé dans certains pays européens comme l’Espagne.

Ce que Nathalie apprécie particulièrement dans sa thèse c’est l’aspect pluridisciplinaire, car «  c’est à la fois de la biologie et de la chimie. J’ai plutôt un parcours biologie, la partie chimie m’ajoute des compétences et une autre vue des choses, et finalement, les deux disciplines sont indissociables pour comprendre les réponses biologiques et les différents processus chimiques ».

L’école d’été annuelle du LabEx COTE

Nathalie a pu participer à l’école d’été du LabEx l’année dernière, sur le thème : « Ecology and society: Biodiversity and global change ». Elle a beaucoup aimé l’aspect économique développé pendant la semaine. Elle a eu l’occasion de « prendre de la hauteur vis-à-vis de sa thèse et d’avoir un autre point de vue des changements globaux, de la biodiversité, de discuter avec des personnes qui viennent du monde entier, comprendre le fonctionnement des labos… ». Un des plus gros apports de l’école d’été a été de devoir vulgariser son propre sujet de thèse, cela lui a permis de soulever de nouvelles questions qu’elle n’avait pas envisagé, d’ajouter d’autres perspectives à sa thèse, ce qui n’est pas négligeable.

(1) Biogéochimie et Écotoxicologie (BE)

(2) Contaminants Anthropiques et Réponses des Milieux Aquatiques (CARMA)

(3) Ecosystèmes Aquatiques et changements gloBauX (EABX)

(4) Laboratoire de Physico- et Toxico-Chimie de l'environnement (LPTC)

(5) Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (UMR CNRS 5805 EPOC - OASU - Université de Bordeaux)

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