Evolution, adaptation et gouvernance des écosystèmes continentaux et côtiers 

Richard Ortega, Directeur de recherche CNRS et co-responsable de l’équipe IPCV de l’UMR CENBG (CNRS, Université Bordeaux 1)

Chimiste de formation, Richard Ortega est directeur de recherche CNRS dans l’UMR CENBG. Depuis 2011, il est co-responsable de l’équipe IPCV qui développe des méthodes d’analyse, d’imagerie et d’irradiation en utilisant l’accélérateur de particule de la plateforme AIFIRA[1]. Ces travaux d’imagerie et d’irradiation ont principalement pour but de trouver des applications biologiques ou environnementales.  Un axe de recherche qui a conduit l’équipe IPCV à devenir partenaire du projet « LabEx COTE ».


[1] Applications Interdisciplinaires de Faisceaux d'lons en Région Aquitaine

Formé à l’ENSSPICAM (École nationale supérieure de synthèses, procédés et ingénierie chimiques d'Aix-Marseille), le début de sa carrière oscille entre la physique et la chimie. En effet, après une thèse sur l’imagerie par microsonde nucléaire, Richard Ortega effectue un premier post-doctorat en Allemagne porté sur l’analyse des éléments traces par activation neutronique. C’est lors de son second post-doctorat, à l’hôpital des enfants de Toronto, que Richard Ortega s’intéresse aux problématiques liées aux protéines métalliques, à la biologie moléculaire, aux possibles applications de ses travaux dans le domaine des sciences du vivant.

Richard Ortega est à présent co-responsable, avec le biologiste Hervé Seznec, du groupe IPCV. Cette équipe étudie les interactions des rayonnements ionisants avec le vivant afin de développer des méthodes d’analyse et d'en trouver des applications biologiques ou environnementales. "La difficulté majeure, c'est de faire de l'imagerie quantitative à l’échelle micrométrique !" explique-t-il.

Récemment leurs travaux sur l’absorption de l’iode chez les algues ont permis aux biologistes de mieux comprendre les mécanismes de stockage mis en jeu chez ces organismes et plus globalement d’avoir un meilleur entendement du cycle biogéochimique de l’iode, qu’il soit stable ou radioactif. Mettre à disposition leurs compétences d’analyse auprès d’autres laboratoires a permis de découvrir de nouveaux mécanismes d’action et pourquoi pas, dans le cas présent, « prédire l’impact d’évènements tels que celui de Fukushima… ».

« La vocation de l’équipe est la mise en place de collaborations. Donner aux méthodes développées une application pratique» confie Richard Ortega. Les collaborations sont nombreuses au niveau national voire international pour certains projets du CENBG. Mais, pour ce responsable d’équipe « le paysage de la recherche change». « Il est important d’y participer. Encore plus quand ce changement s’opère  à l’échelle de la région» rajoute-t-il. On comprend alors mieux, leur implication au sein du projet « LabEx COTE ».

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