Evolution, adaptation et gouvernance des écosystèmes continentaux et côtiers 

Sophie Tomaz, doctorante au sein de l’UMR Epoc, bénéficiaire d’une bourse de mobilité COTE

Sophie Tomaz, doctorante au sein de l’UMR Epoc, bénéficiaire d’une bourse de mobilité COTE

Sophie est en troisième année de thèse au sein de l’équipe LPTC [1] de l’UMR Epoc. Son domaine ? La chimie atmosphérique et l’étude des réactions secondaires des HAP [2] et de leurs produits d’oxydation dans l’atmosphère. Sa thèse a récemment pris une tournure internationale suite à sa mobilité de deux mois aux Etats-Unis, rendue possible grâce à l’obtention d’une bourse du LabEx COTE.

Sophie a fait ses classes à l’Université de Savoie à Chambéry. Passionnée de chimie et d’environnement elle obtient d’abord une Licence de physique-chimie option chimie. La chimie environnementale l’attire, « J’ai toujours voulu sortir du cliché chimiste = pollueur » souligne l’intéressée. Plutôt que l’eau ou le sol, elle s’oriente en Master vers la chimie de l’atmosphère et son stage de M2 à l’INERIS concernant la mise en place d’une nouvelle méthode pour réaliser l’extraction des HAP sur la phase particulaire atmosphérique la conforte dans ce choix.

Il est encore question de HAP dans son sujet de thèse. L’objectif y est premièrement d’étudier leurs réactions et celles de leurs produits d’oxydation dans l’atmosphère mais aussi de déterminer un ou des traceurs de la formation d’aérosols organiques secondaires (AOS) à partir des HAP. Au programme : caractérisation chimique de l’AOS issu des HAP, analyse d’un an de mesures de phase gaz/particulaire de prélèvements réalisés à Grenoble mais aussi des études de réactivité et de stabilité des traceurs déterminés. Ces données permettront de voir si il y a ou pas un traceur [3] potentiel pour la formation d’AOS à partir des HAP. « A terme cela peut permettre d’estimer la formation des AOS à partir des HAP, ce qui n’est pas facilement évaluable dans l’atmosphère ».

Sa mobilité COTE de deux mois à l’Université de Caroline du nord (USA) : un bilan excellent

Lors de sa participation à l’école d’été 2013, elle découvre le LabEx COTE et ce que la structure peut apporter aux étudiants en thèse. La bourse de 3000 euros lui permet de saisir une opportunité aux Etats-Unis, en Caroline du Nord correspondant très bien à sa thèse et en coopération avec un ancien du LPTC. « Partir a été comme un coup de poker, en premier lieu pour acquérir de l’expérience sur les instruments et sur les chambres atmo [4] et développer des compétences nouvelles tout en parlant américain ».

Tout un déroulé d’expériences avait été prévu en amont et après les premiers tests, il s’est avéré que la méthode était concluante et apportait des résultats. Tout n’a pourtant pas été simple, « il y a tout un nouvel environnement à assimiler avec la langue et la culture à appréhender notamment » témoigne-t-elle, mais les résultats acquis seront exploités dans sa thèse et certainement valorisés par plusieurs publications.

« Le bilan est excellent : tant du point de vue des résultats que du réseau » conclut la doctorante.

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[1] Laboratoire de Toxico et Physico-Chimie de l'environnement

[2] Hydrocarbures aromatiques polycycliques

[3] Un bon traceur doit être formé pendant la formation d’AOS, mesurable et stable dans l’atmosphère

[4] Chambres de simulation atmosphérique

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