Université de Bordeaux
LabEx COTECluster of Excellence
Cluster of excellence

PhytoCOTE

PhytoCOTE

Le projet PhytoCOTE est une émanation du groupe Pesticide du LabEx COTE, porté par Francis Macary (Irstea), avec Marie-Hélène Devier (EPOC) et Jean-Marie Lescot (Irstea) et rassemblant des équipes d'ISPA, SAVE, EGFV, IfremerIrstea et EPOC. C'est un travail collaboratif qui rassemble de multiples disciplines (agronomie, chimie de l'environnement, écologie, écotoxicologie, économie) ainsi que des partenaires universitaires associés (Bordeaux Sciences Agro) et des acteurs socio-économiques locaux (Comité Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, Fédération des coopératives viticoles d'Aquitaine, Chambre d'agriculture, Union des Vignerons de Tutiac sur le site d'étude…).

> Contexte :

Compte tenu de l'usage important des produits phytosanitaires pour la protection des plantes, connaître leur devenir environnemental ainsi que leur impact sur les écosystèmes, mais aussi les alternatives possibles pour leur réduction en répondant aux attentes des utilisateurs, est une priorité à laquelle il est nécessaire de répondre. Le projet PhytoCOTE est né d'une approche "bottom-up" du LabEx COTE, potée par des chercheurs de différents horizons (agronomie, chimie, biologie, écologie, biogéochimie, économie,  sociologie etc.) des sciences de l'environnement. Ils ont constitué un groupe de travail autour de la question des pesticides au sein du LabEx COTE en juillet 2013, après un premier séminaire dédié à cette problématique, en novembre 2012.

> Objectifs :

Il présente un double objectif : le premier est de réunir autour d'une même thématique des laboratoires de Sciences Naturelles et de Sciences Humaines et Sociales ; le deuxième est de mettre en oeuvre des travaux de recherche relatifs à l'usage des pesticides dans les agrosystèmes, à leurs transferts dans les écosystèmes connexes, à la bioaccumulation et à leur toxicité potentielle dans le continuum écosystème agricole - écosystème estuarien.

Les multiples approches scientifiques de ce projet nécessitent une intervention pluridisciplinaire (agronomie, chimie environnementale, écologie, écotoxicologie, économie). Le projet vise ainsi en premier lieu à caractériser les pratiques agricoles et particulièrement la pression anthropique phytosanitaire sur des parcelles culturales notamment viticoles de la zone d'étude située dans le Blayais (rive droite de l'estuaire de la Gironde). L'analyse puis la modélisation des modes de conduite agricole (conventionnel, agrobiologie, agroécologie,…) et du comportement décisionnel des agriculteurs face aux choix des traitements a pour but d'anticiper la tendance d'évolution des usages de pesticides. Les résultats permettront d'établir des scenarii de changements des pratiques de protection phytosanitaire et d’analyser comment ces choix pourraient être influencés par les politiques publiques.

Parallèlement, le site d'étude nouvellement étudié fera l'objet d'un état des lieux de la contamination aux pesticides organiques et inorganiques des écosystèmes in situ (sols, hydrosystèmes), du potentiel toxique de ces pesticides et de leur bioaccumulation dans le biote à différents niveaux trophiques. Les recherches doivent permettre d'évaluer les risques de contamination et les flux de pesticides lors des transferts (eau et air) dans le continuum et aborder la question toujours prégnante du changement d'échelle spatiale des processus.
Une simulation de l'effet de bonnes pratiques agroécologiques sur le site d'étude retenu devrait permettre d'acquérir des connaissances relatives aux conditions concrètes d’une réduction des usages des produits phytosanitaires. La modélisation bioéconomique associée à une analyse et modélisation multicritère pour l'aide à la décision conduira à l'évaluation du coût des réductions proposées d’usage des pesticides et de leur acceptabilité en terme de capacité des exploitations au changement de pratiques de production ; cette capacité à atteindre les objectifs de maîtrise des intrants phytosanitaires restant un élément d'appréciation de la durabilité des agroécosystèmes.

Un processus de valorisation des résultats obtenus et de transfert auprès des acteurs professionnels sera raisonné dès la mise en oeuvre du projet.


> Coordination générale : Francis Macary (Irstea Bordeaux)

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