Evolution, adaptation et gouvernance des écosystèmes continentaux et côtiers 

Jean-Philippe Roby, enseignant-chercheur à Bordeaux Sciences Agro, dans l’UMR EGFV, et membre du groupe « transfert » du LabEx COTE

Crédit : ISVV

Ingénieur de formation, Jean-Philippe Roby est enseignant-chercheur à Bordeaux Sciences Agro. Il travaille plus particulièrement sur l’écophysiologie et la notion de terroir appliquées à la vigne dans l’UMR EGFV[1] et, depuis 3 ans, il a pris en charge la direction du Service de Transfert Technologique et de Valorisation de l’ISVV[2]. Cette double compétence l’a donc amené à faire partie du groupe de travail « transfert » du LabEx COTE.


[1] Ecophysiologie et Génomique Fonctionnelle de la Vigne (UMR 1287 Inra, Bordeaux Sciences Agro, Université Bordeaux 1, Université Bordeaux Segalen), EGFV joue un rôle structurant dans l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (Université de Bordeaux)

[2] Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (Université de Bordeaux)

« J’ai commencé ma carrière par une étude de zonage des aires de production de la noix de muscade et du cacao sur l’île de la Grenade dans les Antilles, et c’est seulement à la fin des années 90 que j’ai intégré l'Unité de Formation Viticulture Œnologie à l’ENITA de Bordeaux[1]pour en prendre la direction. » Ce sont les liens étroits entretenus avec la filière ainsi que les audits d’entreprises viticoles, intégrant un volet à la fois scientifique et pédagogique, qui ont conduit Jean-Philippe Roby à prendre en charge l’animation et la coordination du Transfert à l’ISVV. Et il y consacre maintenant la majeure  partie de son temps. « L’objectif est de générer des activités de recherche cofinancées par les entreprises, à partir des questions posées par la filière vitivinicole au sens large et non pas uniquement  par la communauté scientifique. Les projets qui en découlent relèvent souvent du domaine de la recherche appliquée », explique Jean-Philippe. Les échanges entre la filière et les unités de recherche se traduisent par des cofinancements de thèses (ou obtention de bourses CIFRE) ou encore par le financement de travaux de recherche plus légers (prestation de service) ou de programme de maturation d’une production scientifique. « A partir des travaux d’une thèse, il faut en général au minimum une année de travail d’un chercheur ou d’un ingénieur pour obtenir une application pour l’entreprise. Ces travaux peuvent bien entendu faire l’objet de dépôts de brevets ou de licences. Il est très important de préciser que ces sujets sont toujours choisis in fine par les chercheurs. Il s’agit donc bien d’un service public assuré par l’ISVV et ces travaux, qu’ils soient protégés ou non, sont publiables et donc accessibles pour tous. »

Jean-Philippe Roby travaille également en étroite collaboration avec Inno’Vin[2], le cluster de la filière vitivinicole en Aquitaine. L’objectif d’Inno’Vin est d'organiser le regroupement d'entreprises autour de projets innovants en collaboration avec les centres de recherche et d'expérimentation. « Nous organisons ensemble les matinées de l’innovation, qui ont lieu deux fois par an, lors desquelles les chercheurs de l’ISVV et les membres de la filière vitivinicole peuvent échanger sur des questions ciblées. Cela génère des sujets de recherche qui aboutissent à des projets pouvant être labellisés par Inno’Vin. Cette labellisation est un véritable gage pour les financeurs potentiels tels que le Conseil Régional d’Aquitaine, France AgriMer, le CIVB, etc. »

Lorsque l’on se penche sur les activités de Jean-Philippe Roby, on comprend tout de suite pourquoi il fait partie du groupe de travail « Transfert » du LabEx COTE ! « Le labEx doit être le lieu où vont se rencontrer des communautés qui se croient éloignées les unes des autres. Sur un thème comme le changement climatique, nous avons intérêt à mutualiser nos moyens. Concernant les activités de transfert, c’est en partageant nos expériences que l’on peut réussir à mobiliser les entreprises, les différents usagers et les collectivités territoriales. » Jean-Philippe Roby pense que l’un des points très positifs du LabEx est le rapprochement des différentes communautés sur des thématiques transversales. Il espère d’ailleurs que les différentes équipes du LabEx COTE n’hésiteront pas à se rapprocher pour répondre à l’appel à projets « Transfert & Valorisation » COTE sorti récemment. « Des études préliminaires, pouvant aboutir à des projets de plus grande ampleur pourraient être réalisées dans le cadre de cet appel à projets. J’espère qu’il donnera une impulsion pour mener des études innovantes à l’interface entre les écosystèmes et répondant aux questions du monde socio-économique »


[1] Devenu aujourd’hui Bordeaux Sciences Agro

[2] Inno’Vin est membre du Conseil d’Acteurs du LabEx COTE

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